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samedi 23 juillet 2016

Ernest de BOISSIERE actionnaire de la communauté de SIGVILLE en Algérie



BOISSIERE fut actionnaire d'une communauté de modèle fouriériste en Algérie : l'Union Agricole d'Afrique à Saint Denis du Sig en Algérie près d'Oran, de 1845 à 1890.

L'Union Agricole d'Afrique fut fondée en 1846 près d'Oran à Saint Denis du Sig, un village de colonisation classique. Malgré des difficultés considérables dues à l'absence de moyens, au climat, à l'insécurité et à la solitude, les fondateurs de cette communauté d'inspiration fouriériste sont parvenus à maintenir leur présence active et respectueuse des indigènes pendant une quarantaine d'années, ce qui peut être considéré comme un succès (Madonna-Desbazeille, Cahiers Charles Fourier, 2005).

Saint Denis du Sig est situé là où la vallée de l'oued Sig s'élargit vers la Mer Méditerranée. Une digue et des canaux d'irrigation y ont été construits pour fertiliser plusieurs milliers d'hectares, dont trois mille attribués à l'Union.

Cette expérience de colonisation est menée par un groupe de fouriéristes lyonnais, dont de riches "Soyeux", épaulés par le Lieutenant général LAMORICIERE, gouverneur local saint-simonien.

En 1885, la rupture des digues du Sig et des barrages a signé la fin prochaine de cette expérience qui aurait pu faire de "SIGVILLE" une "France algérienne paisible et arabo-chrétienne".

A noter en parallèle que la ferme coopérative d'Ernest BOISSIERE aux Etats Unis d'Amérique, au Kansas, appelée "SILKVILLE" a duré de 1869 à 1892.

Résumé d'un futur texte à paraître dans le LIVRE consacré à la biographie d'Ernest VALETON de BOISSIERE, avec détails, sources et illustrations.

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jeudi 21 juillet 2016

18.000 consultations des pages du blog : octobre 2010 à juillet 2016


Nouvelles statistiques :

  • FRANCE  =  9.493
  • ETATS UNIS AMERIQUE =  2.795
  • RUSSIE  =  1.268
  • ALLEMAGNE = 942
  • UKRAINE  =  298
  • CANADA =  191
  • PAYS BAS  =  160
  • BELGIQUE  =  127
  • GRANDE BRETAGNE  =  122
  • POLOGNE  =  89
soit 17.828 pages visitées (compteur Blogspot 20/07/2016)

 

samedi 9 octobre 2010

Quelques éléments sur la biographie d'Ernest Valeton de BOISSIERE

VERSION INCOMPLETE ET PROVISOIRE

Résumé d'un futur texte à paraître dans le LIVRE consacré à la biographie d'Ernest VALETON de BOISSIERE, avec détails, sources et illustrations.

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Pour permettre à certains prestataires de mieux connaître la vie de notre personnage, nous mettons en ligne une première synthèse des recherches documentaires effectuées à ce jour et publiée sous une forme simple et chronologique.

Elle a été établie à partir des principaux textes écrits à différentes époques par Garrett CARPENTER, Daniel FITZGERALD, Robert S. FOGARTHY, Pierre LABAT, R. Alton LEE, J.M. MORRIS et A.L. KNOSS, W.M. RICHARDS, Roger SARGOS et d’autres.

Cette version datée de ce 12 janvier 2009 est destinée à être révisée et complétée.


La vie d'ERNEST VALETON DE BOISSIERE en quelques dates

(provisoire : version V0 - 12/01/2009)

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1811 – Le 9 juin, naissance à BORDEAUX de Daniel Ernest BOISSIÈRE [1], fils de François Valeton BOISSIÈRE, âgé de 33 ans négociant demeurant 19 Quai des Chartrons et de Jeanne Lydie PÖHLS son épouse.

1814 – La mère d’Ernest BOISSIÈRE décède en mettant au monde sa petite sœur Corinne. Les deux petits enfants seront élevés notamment sous la protection de leur grand-mère maternelle PÖHLS.

1818 – Le 7 mars, son père François achète une grande partie du Domaine de Certes (Audenge) à Guillaume DARLES, pharmacien bordelais. Il comprend l’ancien Château, en très mauvais état, avec les terrains environnants, la pointe de Branne et environ 1.400 ha de landes, le tout dans un état de quasi abandon.

1827 – Ernest BOISSIÈRE entre à l’Ecole Polytechnique et obtient son diplôme en 1830. Il sert trois ans dans l’armée comme ingénieur géographe, et démissionne vers 1832.

1836 – Ernest BOISSIÈRE habite au Château de Certes à Audenge (Gironde)

1837 – François BOISSIÈRE complète la maîtrise foncière du Domaine de Certes en achetant 113 ha au parisien WALBRECK, ce qui assure la continuité entre la lande, vaste terrain de pâture pour des troupeaux de brebis, les terrains du Château et l’Ile de Branne, qui correspond à un polder insulaire exploité en marais salants et créé par le Marquis de Civrac à la veille de la Révolution Française.

1843 – À trente deux ans, son fils Ernest BOISSIÈRE commence la conversion progressive des marais salants en réservoirs à poissons. Le 21 octobre, il obtient donation par son père de l’ensemble du Domaine de Certes.

1844 – Sur la partie orientale du Domaine, en nature de landes sablonneuses, Ernest BOISSIÈRE mène les premières expériences de leur mise en valeur sur un quadrilatère de 200 x 300m, où il creuse des fossés rectilignes de 2m de large, espacés de 12 m, et entre lesquels il régale les terres. Le tout est raccordé à un vieux fossé allant vers le Bassin d’Arcachon, situé 10Km à l’ouest (dénivelé 25 m)

1846 – Les deux propriétés DARLES et WALBRECK remembrées par François BOISIÈRE passent définitivement au nom de « BOISSIÈRE – Ernest Valton fils, au Château » et comprend 1.988 ha.

1848 – Ernest BOISSIÈRE entame alors une vie publique à Audenge et en Gironde. Il fait alors l’objet de récriminations sur sa forte influence de riche propriétaire foncier et surtout sur l’action du Conseil Municipal. Il se présente d’abord à la députation en Gironde comme fouriériste avec son ami bordelais Eugène TANDONNET et deux parisiens. Aucun d’entre eux ne sera élu, ce sera le début et la fin de la tentative d’implantation fouriériste en Gironde. Ernest BOISSIÈRE se présente alors aux Elections Municipales qui suivent en juillet, il est élu. Pierre HAZERA sera Maire d’Audenge et Ernest BOISSIÈRE assurera régulièrement le secrétariat du Conseil.

1850 – Ernest BOISSIÈRE, grâce à deux ans de bénéfices de vente de poissons, décide de démolir le vieux château vétuste des Civrac où il habitait et fait reconstruire sur place une sobre bâtisse de pierre avec un étage.

1851 – Après le coup d’Etat de Louis Napoléon BONAPARTE, Ernest BOISSIÈRE entre en opposition avec le pouvoir et se sent menacé. Hors de ces préoccupations, l’historien Léo DROUYN dessine une partie du Domaine de Certes montrant la récolte de sel dans les marais salants, la digue et un poste de l’administration des Douanes.

1852 – Ernest BOISSIÈRE sollicite un passeport pour New York le 26 mai et y effectue un séjour. Il revient à Audenge le 12 septembre. Il se fait réélire Conseiller Municipal.

1853 – Ernest BOISSIÈRE retourne plusieurs fois en Amérique à la Nouvelle Orléans où il installe une ligne de transports maritimes et rencontre divers responsables américains influents du mouvement fouriériste, social et coopératif. Il abandonne son mandat de conseiller municipal tout en gardant une influence sur les Républicains girondins.

1854 – Le 17 mai, Ernest BOISSIÈRE déclare vouloir soutenir le projet de Victor CONSIDÉRANT pour sa colonie fouriériste de « la Réunion » au Texas (actuelle Dallas), se dit prêt à y apporter 5 à 10.000 F. et même à vendre son Domaine de Certes pour s’y investir personnellement et d’y amener des travailleurs.

1855 – Pendant ce temps, le Domaine de Certes continue à être assaini côté oriental et planté en Pins maritimes : 350 ha de pins et 1.350 ha de landes.

1856 – En Amérique, Ernest BOISSIÈRE rencontre le fouriériste Charles SEARS, il s’intéresse à « the Human Family » et lui rend visite lorsqu’il fut Président de la « North American Phalanx »

1857 – A Certes on compte 13 ha de parcs à huîtres…

1858 – Le 5 avril, le Commissaire de Police de La Teste alerte les autorités sur BOISSIÈRE, homme très dangereux, très influent par sa fortune, parti aux USA en 1852 où il a fait un séjour de six mois, « on ignore s’il a ou non été expulsé ». Côté clergé, le curé de Biganos avertit le Cardinal que BOISSIÈRE veut faire nommer à Audenge un pasteur protestant, et le qaulifie de «rouge », d’exilé de1852 et rapporte qu’il veut construire un temple réformé…

1861 – Ernest BOISSIÈRE rencontre à nouveau Charles SEARS dans le New Jersey où naissait l’idée d’une colonie.

1863 – Le 28 avril, il engage pour son Domaine de Certes un régisseur, Vital GAUVREAU, à qui il exige de solides compétences administratives et comptables.

1865 – Au Domaine de Certes se poursuivent les assainissements et les plantations forestières : 600 ha de pins. 1.100 ha restent en nature de lande. Cette situation restera inchangée jusqu’au décès d’Ernest.

1866 – Ernest BOISSIÈRE quitte la Nouvelle Orléans, sans avoir voulu laisser une trace humanitaire de son passage en voulant soutenir un groupe de femmes méthodistes levant des fonds pour créer un orphelinat pour les enfants d’esclaves noirs.

1867 – Ernest BOISSIÈRE reconstitue un noyau d’amitiés fouriéristes avec Albert BRISBANE (disciple de Charles FOURIER), Elijah Phelps GRANT et Charles SEARS. Il voyage avec eux dans la vallée du Mississipi à la recherche d’un territoire pour une colonie, et finissent par choisir dans les plaines du Kansas un terrain appartenant aux Méthodistes.

1868 – Des négociations sont en cours pour 2.400 acres, indiquant un projet de ferme coopérative, dont la localisation dans le « far west » est influencée par les projeteurs pour des raisons d’éloignement des effets néfastes de l’urbanisation et de l’industrialisation, mais aussi appuyées par BOISSIÈRE en raison de conditions climatiques proches de celles des régions françaises où l’on cultive le mûrier, base de l’alimentation des vers à soie dont il veut assurer la base de l’industrie de son projet : la sériciculture et le tissage de la soie.

1869 – Ernest BOISSIÈRE (58 ans), GRANT et BRISBANE achètent donc 3.500 acres de Prairies au sud-ouest de Comté de Franklin à Williamsburg avec une souscription de 29.000 $. Ils rédigent les statuts de « the Association of the Kansas Co-operative Farm » qui sont publiés le 15 mars notamment dans la Circulaire de la Communauté d’Oneida. Une autre colonie française s’installe dans le Kansas à Salina. Les conditions d’installation sont difficiles pour BOISSIÈRE, notamment avec le départ de BRISBANE et GRANT vers l’est... A partir de soie importée, le début de la manufacture du tissage de rubans démarre à la ferme, avec trois métiers à tisser.

1870 – E.P. GRANT publie un article sur la Coopération, un résumé des Conditions de l’Industrie Attractive en faisant référence au projet d’Ernest BOISSIÈRE. Celui-ci considère que l’expérience associative doit démarrer progressivement, que les résidents ne doivent pas être forcés d’habiter immédiatement sur place, que la ferme doit être opérationnelle avant de mettre en place les idées communautaires. Ernest BOISSIÈRE est l’un des derniers fouriéristes à se lancer dans un phalanstère en tenant compte des échecs passés. Cela correspond aussi à la vision de Jean-Baptiste André GODIN dans son familistère de Guise (Aisne), à qui il a rendu visite en 1868 ou 1869. BOISSIÈRE se rend en France pour convaincre des familles. Des rubans de soie plus larges sont tissés à la ferme, qui prend le nom de « Silkville ». Au printemps, 70 acres de mûriers blancs sont plantés à partir de semences françaises et les premiers œufs de bombyx sont importés de Californie. Ernest BOISSIÈRE commence la construction du bâtiment principal « le Château », de 3 étages et avec un budget de 100.000 $. En avril, pour la célébration du 98è anniversaire de la naissance de Charles FOURIER, Victor CONSIDÉRANT porte un toast en l’honneur d’Ernest BOISSIÈRE « notre courageux et dévoué condisciple » pour son projet de ferme coopérative.

1871 – Ernest BOISSIÈRE se rend en France et revient au Kansas avec un nouveau métier à tisser. Un millier de pieds de vignes sont plantés et produiront effectivement dix ans plus tard. Des conditions atmosphériques défavorables rendent malheureusement incertaine la production de cocons de bombyx importés.

1872 – Les ateliers de métiers à tisser permettent d’atteindre la capacité de 224 yards de rubans de soie/jour. Ernest BOISSIÈRE ajoute au « château » une salle pour la loge maçonnique de l’IOOF [2]. Le Département d’Etat de l’Agriculture du Kansa mentionne l’expérience originale de Silkville. Du Kansas, Ernest BOISSIÈRE indique aux audengeois qu’il aurait mieux valu bâtir une école de filles avec logement pour l’institutrice plutôt que de réparer l’ancienne église.

1873 – Alors que E.P. GRANT est à Canton (Ohio), Ernest BOISSIÈRE publie un prospectus pour recruter des associés à Silkville sur la base d’un ferme « co-opérative » avec des principes économiques et sociaux directement inspiré par la théorie fouriériste : avec cette circulaire BOISSIERE inscrit son utopie dans les derniers projets nord-américains. Horace GREELEY de la Tribune de New York soutient le projet et diffuse le document sur commande… Malheureusement, fin 1873, une sévère crise financière – the Panic- explose et va durer 6 ans…

1874 – Le phalanstère de Silkville est complété par la construction d’un grand bâtiment de trois étages, et qui dure de 1874 à 1875. L’industrie de la ferme est malmenée par la concurrence de la soie italienne et japonaise. En décembre, Ernest BOISSIÈRE écrit qu’à Audenge il approuve la construction d’un presbytère à condition que celle de l’école des filles se fasse en même temps. Il dessine un projet pour le Maire, mais finit par accepter plutôt un nouveau bâtiment à l’est de la mairie.

1875 – Des membres du Congrès s’enthousiasment pour l’avenir de l’Etat du Kansas qui serait basé sur l’économie du blé et de la soie. Charles SEARS revient à Silkville à la demande d’Ernest BOISSIÈRE pour qu’il prenne en charge la sériciculture et le tissage, son fils Charles T. SEARS devant prendre la gestion de la ferme. Dans sa lettre de réabonnement au journal fouriériste français « Le mouvement social », Ernest BOISSIÈRE indique que son projet avance progressivement, de façon mesurée et qu’il aurait tenté l’expérience en France s’il avait sût que l’Empire chuterait si vite et si les Républicains avaient pu régénérer le gouvernement. A Audenge, le Maire Jacques Chéri DUVIGNEAU décide en mai de construire un ensemble public comprenant : mairie – tribunal -école des filles - école des garçons.

1876 – A l’Exposition Centenaire de Philadelphie, Ernest BOISSIÈRE expose ses productions de cocons de soie et ses rubans : il est primé. Une série d’articles est publiée pour les amateurs de sériciculture. Charles SEARS publie également des articles dans le périodique de la Communauté d’Oneida.

1877 – Charles SEARS publie un nouvel article à Oneida pour intéresser de futurs associés. Ernest BOISSIÈRE s’intéresse de près à la politique française : il demande à son régisseur Vital GAUVREAU de soutenir la campagne électorale républicaine pour faire échec au parti clérical et monarchiste.

1879 – Du Kansas, Ernest BOISSIÈRE demande à Vital GAUVREAU de s’abonner au « Réformateur anticlérical et Républicain » et de le faire circuler dans Audenge. Il demande par ailleurs au Maire, J.C. DUVIGNEAU, l’ouverture d’un Cours Complémentaire et la création d’une Ecole Supérieure de Canton qu’il se dit prêt à aider.

1880 – La Ferme de Silkville atteint manifestement un bon niveau de prospérité, ainsi que les années suivantes. La production de beurre et de fromage atteint environ 600 Kg/jour. Ernest BOISSIÈRE continue à manifester son soutien à la gauche républicaine et radicale française, il manifeste son hostilité au Sénat et souhaite une réforme de la magistrature plus indépendante. Il crée l’Ecole Maternelle d’Audenge, et en mai il demande que sa Directrice puisse être compétente et laïque.

1881 – Un visiteur à Silkville confirme l’aspect florissant de la ferme (vergers, vignes,…) et indique qu’il n’y a pas plus de 50 personnes à la ferme durant la vingtaine d’années.

1882 – Les responsables de Silkville se sont investis dans la vie économique et politique du Kansas, Ernest BOISSIÈRE est vice-président de la « First National Bank of Ottawa » pendant quelques années, Charles T. SEARS est secrétaire du « Greenback Party » de Williamsburg. C’est à cette époque qu’Ernest BOISSIÈRE réalise que la soierie est compromise à cause du bas prix d’importation de la soie venant de France, Chine et Japon.

1884 – Ernest BOISSIERE (73 ans) retourne en France. Il soutient son projet d’école à Audenge. A Silkville, Charles T. SEARS gère la ferme avec succès, la sériciculture étant poursuivie à petite échelle jusqu’en 1886.

1886 – Fin de l’élevage des bombyx et du tissage de la soie à Silkville. A l’Exposition de Paris, Ernest BOISSIÈRE expose des dessins de sa pisciculture de Certes et obtient un prix. Il expose aussi ses produits en soie.

1888 – Les productions de vin et de fromage sont florissantes à Silkville.

1891 – Ernest BOISSIÈRE manifeste à nouveau des idées laïques en souhaitant la suppression du Concordat, le budget des cultes, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, et souligne l’importance qu’il accorde au progrès social , affirmant qu’il ne travaille pas pour lui-même mais pour le progrès général.

1892 – Ernest BOISSIÈRE retourne un dernière fois aux USA et annonce qu’il souhaite léguer sa propriété de Silkville à l’Etat ou à une institution pour créer un orphelinat et une école. Il choisit la Odd Fellows Lodge, et le 11 mai fait le don pour une valeur de 125.000 $. Ernest BOISSIÈRE revient à Audenge, il rédige son testament le 10 octobre et le dépose chez Me DESCLAUX DE LA COSTE, proche parent de sa famille maternelle.

1894 – Décès d’Ernest BOISSIÈRE au Château de Certes à AUDENGE, le 12 janvier, à l’âge de 83 ans.

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Auteur : BOUTET, Jean-Yves (V0/009)
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[1] Au fil de cette chronologie nous l’appellerons Ernest BOISSIÈRE.
[2] Independant Order of Odd Fellows.


Résumé d'un futur texte à paraître dans le LIVRE consacré à la biographie d'Ernest VALETON de BOISSIERE, avec détails, sources et illustrations.

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dimanche 3 octobre 2010

Notoriété du site web "Ernest Valeton de Boissière"

Depuis la création de ce blog, nous avons reçu 3840 visites du monde entier (au 3 octobre 2010)
A titre d'illustration, durant les cinq derniers mois, sur 670 pages vues :
  • France : 420
  • Etats Unis : 149
  • Canada : 15
  • Espagne : 10
  • Belgique : 8
  • Allemagne : 8
  • Russie : 8
  • Pays Bas : 7
  • Maroc : 6
  • Algérie : 5
Les principales url d'origine sont, par ordre décroissant : wikipedia, google, mairie-audenge
Le site d'origine principal est google

samedi 7 novembre 2009

L'Association d'études fouriéristes

L'Association d'études fouriéristes a pour but de favoriser par différentes moyens et actions la connaissance de la pensée et des œuvres de Charles Fourier et des fouriéristes.



Elle édite une publication annuelle et anime un site internet extrêmement bien documenté.

Comme il est indiqué dans certains articles ci-dessous, Ernest VALETON de BOISSIERE fut le dernier expérimentateur des idées fouriéristes : sociales, agronomiques et coopératives, et celà aux USA (Kansas) à la fin du XIXè siècle.

Dans notre projet local de célébrer le bicentenaire 2011 de sa naissance en liaison étroite avec les habitants, la commune d'AUDENGE, tous les autres partenaires et le site exceptionnel du Domaine de Certes (Conservatoire du Littoral, Conseil Général, Centres botaniques et ornithologiques), nous avons pensé qu'il était opportun de suggérer à cette association nationale, et internationale, de tenir son Assemblée générale 2011 sur les bords du Bassin d'Arcachon.

Contact pris avec Mr Thomas BOUCHET, actuel président, il nous indique qu'il est intéressé par cette proposition, estimant "qu'arrimer son Assemblée Générale à une manifestation de la qualité de celle que vous préparez (le bicentenaire) serait pour nous une très bonne chose"

Voilà une bonne nouvelle pour nous mobiliser, et une marque de reconnaissance...

jeudi 23 juillet 2009

Mme Geneviève VALLETON de BOISSIERE reçoit la médaille de la Commune d'Audenge

A l'occasion des fêtes du 14 juillet à Audenge, Mme Geneviève VALLETON de BOISSIERE, lointaine parente d'Ernest, la dernière à porter le nom en France aujourd'hui, avait fait le voyage depuis Paris avec son fils Alain de MADAILLAN pour honorer les festivités de la fête républicaine, et assister notamment au concert en plein air au Domaine de Certes consacré cette année à l'oeuvre de VERDI.

Lors de l'hommage aux morts au combat pour la paix, Madame le Maire, Nathalie LE YONDRE a particulièrement insisté sur les valeurs qui fondent notre république et animent notre société.

Après la cérémonie, elle a tenu à rappeler particulièrement le souvenir d'Ernest VALETON de BOISSIERE, bienfaiteur de la Commune pour l'instruction publique et a remis officiellement la médaille de la Commune à Mme Geneviève VALLETON de BOISSIERE.




Une réunion du Bureau de l'association nouvellement créée, a été ponctuellement ouverte à la douzaine de premiers adhérents audengeois pour discuter des premiers projets à mettre en oeuvre...

Une chose est sûre : il nous faudra organiser dignement le bicentennaire de la naissance d'Ernest en 2011 !



Les fondateurs de l'association tiennent à remercier chaleureusement l'accueil convivial de Madame Nathalie LE YONDRE, de ses adjoints, dont Mme Chrystel LETOURNEUR, chargée de la Culture et des proches, élus ou associatifs, ainsi que des premier(e) s membres de l'association pour porter ensemble cette initiative.

A toutes et à tous merci !!!

Jean-Yves BOUTET, Secrétaire
Alain de MADAILLAN, Trésorier

vendredi 3 juillet 2009

vendredi 19 décembre 2008

E.V. Boissière fut le dernier fouriériste expérimentateur en Amérique

L'utopie communautaire de Silkville (1869-1892) fut la dernière développée sur le territoire américain.

Au départ, les trois promoteurs de la Kansas Co-operative Farm étaient E.V. Boissière, Albert Brisbane et Elijah P. Grant; mais Boissière se retrouva vite seul pour développer le projet. Silkville fut aussi la plus longue réalisation fouriériste avec plus de vingt ans d'existence.

Revenu en France pour la fin de sa vie, E.V. de Boissière n'en a apparemment guère parlé car son utopie sociale annoncée également comme "autosuffisante" n'avait hélas pu résister aux graves crises financières qui secouèrent l'Amérique ( la "Panic" de 1873 dura 6 ans !) et notamment au fait que les résidents français trouvèrent vite un travail salarié mieux rémunéré alentours. Enfin les tarifs concurrentiels de la soie brute importée de France, Chine et Japon mirent en difficulté l'équilibre de l'association, qui était une des rares manufactures de l'époque à maîtriser la matière première, c'est à dire la culture du mûrier et l'élevage des vers à soie y compris la production d'oeufs. L'entreprise associative continua cependant à vivre un temps des produits laitiers et notamment du fromage.

Ecrit par Carl J. GUARNERI, un résumé chronologique de ce que fut le mouvement social nord-américain inspiré de la pensée fouriériste est donné ci-dessous :

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1772 – Naissance de Charles FOURIER à Besançon (France)

1808 – FOURIER publie La théorie des quatre mouvements, sa première œuvre conséquente

1832 – Le premier journal fouriériste La Réforme Industrielle. Albert BRISBANE rencontre FOURIER.

1837 – Mort de FOURIER


1840 – Albert BRISBANE publie Social Destiny of Man

Albert BRISBANE >


Brook Farm


1841 – Brook Farm est fondée dans le West Roxbury (aujourd’hui Boston) dans le Massachusetts

1842 – La colonne rédactionnelle de BRISBANE démarre dans le New York Tribune. La première phalange américaine, la Social Reform Unity s’établit en Pennsylvanie

1843 – La North American Phalanx commence des activités dans le comté de Monmouth (New Jersey)


1844 – Brook Farm se convertit officiellement au fouriérisme. Son apogée est marquée par 12 phalanstères en 1844, incluant la Wisconsin Phalanx à côté de Ripon (Wisconsin)

1845 – Les premiers magasins coopératifs inspirés du fouriérisme se développent

1846 – L’Union Américaine des Associationnistes se forme. Un incendie à Brook Farm précipite l’échec du projet

1849 – Vague de coopératives fouriéristes de production

1850 – La Wisconsin Phalanx est dissoute

1855 – La North American Phalanx est également dissoute. La Colonie de La Réunion fondée par des fouriéristes français et américains s’installe près de l’actuelle Dallas au Texas

1859 – Echec de La Réunion

1867 – Fin du mouvement de la Protective Union (magasins coopératifs)

1869 – Le phalanstère de Kansas Co-operative Farm (Silkville) est fondée près d’Ottawa (Kansas)

1892 – Fin de Silkville, la dernière expérience fouriériste en Amérique

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Traduction de l’article de Carl J. GUARNERI « Brook Farm and the Fourierist Phalanxes. Immediatism, Gradualism and American Utopian Socialism » in « America’s Communal Utopias » édité par Donald E. PITZER (1997) at The University of North Carolina Press.


vendredi 28 novembre 2008

La Galerie Photo de Marion B.

Au fil des alertes reçues du web, j'ai trouvé cette belle galerie de photographies, dont certains cadrages méritent une attention toute particulière, une lecture intéressante d'éléments d'architecture ...

Il y a quelques années, Certes fut une résidence d'artistes soutenue par le Conservatoire du Littoral et la Direction Régionale de la Culture.




Aujourd'hui un nouvel espace s'impose avec l'immatériel ! Encourager les initiatives va bien dans le sens de ce travail patrimonial... Donc n'hésitez pas à faire connaître, à vous faire connaître et demain à vous lancer... il est sûr que tôt ou tard il y aura une demande en illustrations et en témoignages.

Première idée : comment un photographe peut-il lire à travers son objectif les traces de la pisciculture, de la prospérité de la forêt de pins et du gemmage à Certes ?

Merci à Marion B. et à toutes celles et ceux qui coopérent à la mémoire et à la poésie de ces scènes uniques.












J'ai dû voir cent fois cette porte, et je ne l'ai pourtant jamais perçue ainsi...

dimanche 9 novembre 2008

E.V. de Boissière et le développement de l'instruction publique mixte

Comme son maître Charles Fourier, E.V. de Boissière accordait une importance toute particulière au bonheur des enfants et à la qualité de leur éducation et de leur enseignement.

En Louisiane, il avait soutenu en 1868 un projet d'orphelinat pour les enfants noirs de la Nouvelle Orléans, puis en 1869 il avait construit une école pour les enfants de ses associés du phalanstère de Silkville (ou Kansas Co-operative Farm), puis en clôturant cette expérience, il avait légué ses biens américains pour créer un orphelinat et une école supérieure.

Ecole de Silkville (Kansas)

De retour en France à l'age de 81 ans, il confirme et manifeste ses valeurs éducatives dans son testament et donne ses "directions" aux responsables municipaux et aux instituteurs, sous le contrôle du Notaire et du Juge de Paix du Canton.

On y trouve naturellement de nombreux principes développés de la philosophie fouriériste (égalité des sexes, développement harmonieux, place donnée au talent, valeurs morales, référence à l'économie agricole,...) :

1. Développement de l'instruction publique des deux sexes,

2. Assurance de la gratuité des fournitures scolaires,

3. Complément au salaire de l'instituteur(trice) et des assistants : une somme qui élèvera à trois mille francs son salaire annuel, et pour les aides et suppléants, le salaire annuel sera élevé de même à quinze cents francs, dans le but d'assurer le recrutement de sujets distingués.

4. Il y aura un suppléant ou aide pour chaque groupe de trente élèves.

5. Je désire que l'on adopte le système des écoles mixtes si la loi le permet.

6. On donnera gratuitement à chaque enfant, riche ou pauvre, un bon repas à midi.

7. On distribuera gratuitement des vêtements, chaussures, coiffures à ceux des enfants qui n'en seraient pas convenablement pourvus par leurs parents.

8. On continuera à donner gratuitement les fournitures scolaires dans les Communes d'Audenge et de Lanton, on continuera à payer l'indemnité de 80 fr par école.

9. On paiera, si les fonds le permettent, l'enseignement gratuit dans des écoles professionnelles ou supérieures, de un enfant de chaque sexe chaque année, lequel s'en sera rendu digne par ses aptitudes et sa conduite. Il sera choisi par le suffrage des enfants de sa classe.

10. L'Ecole maternelle d'Audenge sera maintenue et entretenue comme elle l'a été jusqu'à présent. On améliorera les bâtiments des maisons d'école et leur mobilier d'enseignement, les préaux couverts, le mobilier des récréations, les jardins et plantations qui devront servir à l'éducation agricole des enfants.

11. Si les revenus provenant de mon legs à la Commune d'Audenge dépassent les besoins créés par mes précédentes directions, on établira un service d'omnibus gratuit parcourant la route d'Audenge à Facture, pour conduire les enfants aux écoles pendant les mois d'octobre, novembre, décembre, janvier, février et mars.

12. Enfin, s'il reste un surplus de revenus après avoir satisfait aux dépenses précitées, on le laissera s'accumuler jusqu'à ce qu'il soit possible de créer, dans la Commune d'Audenge, une Ecole Primaire Supérieure, sans internat, pour les deux sexes.

NB : les mentions en italiques sont de la main d'E.V.de Boissière (1892)


Ces valeurs complètent particulièrement les lois de la IIIè République défendues par Jules FERRY sur la gratuité absolue de l'enseignement primaire dans les écoles publiques (L. du 16 juin 1881) et sur l'enseignement primaire oblibatoire (L. du 28 mars 1882). Le père de l'école républicaine laïque, obligatoire et gratuite décèdera à Paris le 17 mars 1893...

vendredi 31 octobre 2008

1892 : E. de Boissière a légué aux écoliers d'Audenge mais aussi à ceux de Lanton

Dans son testament de 1892, E. Valeton de Boissière lègue une partie des produits de sa fortune et de ses biens français aux oeuvres scolaires de la Commune d'Audenge comme cela est bien connu localement, mais également à celles de la commune voisine de Lanton. En effet, une petite partie du Domaine de Certes y est située (lieu-dit "le Moulina"), et probablement que des enfants des employés du Domaine de Certes habitaient dans ce village et y allaient à l'école.

Une visite récente en Mairie de Lanton nous a permis de consulter les Archives Municipales avec M. le Maire, Christian GAUBERT, Conseiller Général, et, en recoupant les dates, de retrouver facilement la délibération du 12 août 1894 dans laquelle la Commune de Lanton accepte le legs De Boissière sur demande de M. le Préfet. Elle est reproduite ici :



Transcription :

République Française - Département de la Gironde - Commune de LANTON - Session ordinaire du Conseil Municipal en date du 12 août 1894.

Délibération "Legs de Boissière" :

"M. le Président a exposé au Conseil une lettre de M. le Préfet en date du 18 mai dernier, l'informant que par testament en date du 10 octobre 1892, déposé chez Me Desclaux de Lacoste, notaire à Bordeaux, M. Valeton de Boissière a fait un legs intéressant la Commune de Lanton. Le Conseil, reconnaissant de la libéralité de cet homme de bien concernant les écoles de Lanton, accepte ledit legs et envoie à sa mémoire l'expression de ses vifs remercîments.

Signé : le Maire MORIN, et les conseillers municipaux présents : BOS, LASSALLE, MENE, GRELAUD, ELIES, CHIRION."

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Dans son testament en effet, de Boissière mentionnait : "la somme disponible après le prélèvement des divers legs énoncés (...) sera placée au profit de la Commune d'Audenge à laquelle je lègue à titre particulier, pour les revenus en être affectés au développement de l'instruction publique des deux sexes dans ladite Commune d'Audenge, et pour une part dans celle de Lanton, afin d'assurer la gratuité des fournitures scolaires. (...) On continuera à donner gratuitement les fournitures scolaires dans les Communes d'Audenge et de Lanton; mais seulement dans la Commune de Lanton on continuera à payer l'indemnité de quatre vingts francs par Ecole.(...)" Archives Municipales d'Audenge, Document N°20bis.

mardi 28 octobre 2008

1868 ou 69 : Visite au Familistère de Guise (Aisne)

Jean Baptiste André GODIN

Avant ou pendant la création de la Ferme Coopérative de Silkville, Ernest Valeton de Boissière a rendu visite à Jean-Baptiste-André Godin (1817-1888), fondateur du Familistère de Guise dans l'Aisne.

La mention exacte de la visite est la suivante :


"Boissière (F de) français à Williamsburg Franklin Kansas. Etats Unis d'Amérique" et figure dans un document rempli entre octobre 1868 et septembre 1869.


J.-B.-A. Godin, dont les productions de poëles en fonte resteront longtemps célèbres, est un serrurier autodidacte, génial entrepreneur et convaincu des idées socialistes et du modèle fouriériste. Il expérimente grandeur nature les thèses de Charles Fourier et imagine un "palais social" ou "familistère" comprenant plusieurs grands pavillons agencés selon un axe économique (rivière-usine) et un axe social (nourricerie-logements-théâtre), dont l'urbanisme est défini en 1858. Les constructions s'étaleront de 1860 à 1880.



Aujourd'hui le Familistère est géré par un Syndicat Mixte composé du Conseil Général de l'Aisne et de la Commune de Guise.
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Informations communiquées par Mme Zoé Blumenfeld-Chiodo, assistante de conservation au Familistère de Guise. L'iconographie disponible concernant Ernest Valeton de Boissière a été adressée au Syndicat Mixte. Les photographies seront consultables par les visiteurs de l'appartement de JBA Godin et insérées dans une exposition permanente sur les expérimentations socialistes et fouriéristes.

samedi 4 octobre 2008

Message de Curly Musgrave



Suite à l'article sur la chanson qu'il a écrite "La fille de Valeton", Curly Musgarve vient très aimablement de nous autoriser à utiliser les textes et photos joints pour illustrer notre site. Qu'il en soit très amicalement remercié.



Il nous précise :"I looked at the page and am very impressed by its quality and dedication to the life of M. de Boissiere. I had read some articles about him at the ranch (Silkville) over the past several years. Belinda and I will be visiting and staying on the ranch again later this month while we perform in Kansas. While the main 'chateau' was partially destroyed in a fire, our friends who manage the ranch live in the third of the house that remained and was rebuilt. I have ridden by and driven cattle by the old house that you show on the website and there are still many of the Osage and Mulberry trees (complete with silkworms) that were there in the 1860's and 1870's." Curly Musgrave, 4 oct.2008.

Le souvenir d'une jeune fille de Silkville chanté par Belinda Gail et Curly Musgrave

Le duo le plus célèbre de la musique western a édité cette année 2008 un CD, dont l'un des titres "La fille de Valeton" laissera quelque peu rêveur celui qui sait qu'Ernest Valeton de Boissière fut un célibataire endurci ! Il s'agit en fait de l'évocation d'une "belle centenaire" derrière les fenêtres du "grand château", le regard flottant sur la vaste prairie fleurie, et rêvant à son jeune et beau cowboy... Silkville était alors appelé familièrement "Valeton", du nom de son fondateur...

Nous reproduisons ci-dessous le texte de présentation, puis celui de la chanson transcrit pour nous par Barry BYRNE, puis complété par le texte même de l'auteur.

Pour écouter la chanson, deux solutions : commander le CD ou télécharger en mp3


Présentation :

"Silkville, historically called ‘Valeton’, is a working cattle ranch just outside of Williamsburg, Kansas. So named for the world class silk produced there in the 1870’s, by the Frenchman M. Ernest Valeton De Boissiere. He attempted to create a Utopian society where over 100 French workers and their families in the main ‘chateau’ of the Ranch. The enterprise dissipated as the workers, particularly the young women, married into ranching families in the area. This is the story of one of such woman who as a 100 year old (centenaire) in a home for the aged, reflects on her life as a young girl at the Silkville ranch before passing over to join the cowboy who was the love of her life. As I rode through the Mulberry and Osage pushing cattle at Silkville, I could imagine the French maiden in the fields, longing for a loving cowboy to find her there. Silkville, historically called Valeton, the Bickelmeyers who own it and the Andersons who run it, are special to us. We dedicate this to them."


Texte de la chanson :


"At the window with a prairie view sits la belle centenaire
Disguising all her visions in a seeming vacant stare
She dreams through the century behind... so distant yet so near
To vivid vales of
Valeton to reveries of love long gone
Before life's shadows grew so long as sundown disappears

Her reflection in the window pane takes on a younger glow
As the rides upon her reverie to Silkville’s
grand château
Cocooned amid the mulberry and osage growing strong
Where the silk worms of
De Boissière spin lovely ribbons for her hair
For someday love may find her there l
a fille de Valeton
Bridge :
And she dances with the prairie flowers upon the Kansas breeze
In concert with the butterflies and thrushes melodies
But in
Boissière’s utopia will love e'er come along
And she prays for some young cowboy fair to touch her silken skin and hair
And ever give his heart and care for
la fille de Valeton

At the window with the prairie view sits la belle centenaire
She smiles for her young cowboy who has come to find her there
Once more she holds his loving hand freed from her mortel sphere
Thet'all find her there but find her gone
For she rides with him to
Valeton
Where love began where love lives on
For
la belle centenaire
2nd Bridge :
And she dances with the prairie flowers upon the Kansas breeze
In concert with the butterflies and thrushes melodies
For in
Boissière’s utopia love would come along
Where she prayed for some young cowboy fair
To touch her silken skin and hair
And ever give his heart and care for
la fille de Valeton"


LA FILLE DE VALETON (Maid of Valeton) (5:10) (c) Curly Musgrave
in : FOREVER WEST, Belinda Gail & Curly Musgrave, Creakin’ Leather Music, 2008, all rights reserved.

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ci-contre : carte postale gaufrée début 20è s. représentant une jeune fille vêtue de soie rouge, avec son ombrelle, et tenant une fleur de tournesol (sunflower), emblème de l'Etat du Kansas (collection J-Y. Boutet)

jeudi 25 septembre 2008

Biography of Ernest Valeton de Boissiere

The "Association d'Etudes Fouriéristes", in partnership with the Biographic Dictionary of the French Working-class Movement, has decided to create a Biographic Dictionary of the Fourierism.


The biography of Ernest Valeton de Boissiere (1811-1894), who founded the cooperative farm of Silkville (Kansas, Franklin County, Williamsburg) in 1870, is actually been studied by Jean-Yves Boutet notably through this blog.

We invite researchers, historians and all of those interested by this story, especially from Kansas and Louisiana, where Mr De Boissiere had a maritime company in New Orleans. He also wanted to create an orphanage for black children. Unfortunately, we have very few documents concerning this period of its life (from 1852 to 1870).

Information, photographs, documents, thesis about the kansan period (from 1870 to 1892) would be more than welcome.

Thank you very much for your future cooperation. Please write us here.

mardi 23 septembre 2008

Biographie d'Ernest Valeton de Boissière

L’Association d’études fouriéristes, en association avec le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, le fameux "Maitron", a entrepris de constituer un Dictionnaire biographique du fouriérisme.

La biographie d'Ernest Valeton de Boissière, fondateur en 1870 de la ferme coopérative de Silkville (Kansas, Franklin County, Williamsburg), est en cours de rédaction grâce notamment à ce blog.

Un appel est lancé particulièrement en direction des chercheurs et historiens du Kansas et de la Nouvelle Orléans où il dirigea une compagnie maritime et voulut fonder un orphelinat pour enfants noirs. Nous n'avons malheureusement que très peu de documents sur cette période de sa vie (1852-1870)

Merci donc de nous aider par toute information ou document en votre possession.

dimanche 14 septembre 2008

Le buste à la mémoire d'Ernest Valeton de Boissière au Jardin Municipal d'AUDENGE




Après avoir créé le jardin municipal entre 1905 et 1907, le maire Armand Duvigneau (mandat de 1885 à 1922) commanda à Achard (sculpteur) et à Ormières (architecte) un buste à l'effigie d'Ernest Valeton de Boissière afin de sceller la reconnaissance de "La Ville d'Audenge à son bienfaiteur".









Il fut inauguré le 12 janvier 1912, à l'occasion du 18 ème anniversaire de sa mort.

Sur le recto d'une carte postale ancienne, un collectionneur aux initiales L.J., a écrit à la plume "Celui qui a donné sa fortune à la Commune d'Audenge" et au verso : "C'est aujourd'hui 12 janvier l'anniversaire de Mr de Boissière qui a donné à la Commune d'Audenge sa fortune pour les enfants des Ecoles, il serait désiré que beaucoup de riches suivent son exemple, il n'y aurait pas tant de malheureux".

On remarquera également sur la photographie prise au début du 20è siècle, le monument aux morts toujours en place bien sûr, mais aussi le bâtiment scolaire construit et légué par E.V. de Boissière à la Commune, maintenant masqué par des bâtiments publics depuis l'endroit où le photographe a opéré.







Sources :

FLOHIC, Jean-Luc (Coll. dirigée par) (2001)- Le patrimoine des Communes de la Gironde. Tome 1, Ed. Flohic, Paris, 816pp.
BERNES, Jean-Pierre ( 2003)- Audenge et son Canton. Ed. Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 128pp.

samedi 13 septembre 2008

Parc du Château de Certes 2008 : la fin des gerbes de chênes séculaires

Après avoir résisté une bonne quinzaine d'années aux attaques des larves de capricornes et de lucanes, la dernière gerbe de chênes située à l'entrée sud-est de la ferme de Certes a rendu l'âme. Ce très curieux bouquet d'arbres-frères n'aura pas mis de feuilles cette année, et va ainsi disparaître du paysage du parc.




Ce bel ensemble a été immortalisé sous les pinceaux de l'artiste Jean-William HANOTEAU en 1989, dans "Aquarelles de Certes - Les chênes de Certes ( 62 x 46cm )" dans le cadre d'une commande du Conservatoire du Littoral.




Une photographie couleur prise au moment de la construction du parking du Centre d'Aide par la Travail (1992) est reproduite ci-dessus, de même qu'une autre prise cet été 2008 ci-dessous.





Il y avait en réalité trois gerbes de chênes, composées chacune d'une dizaine de pieds, plantés en cercle parfait, de même taille, de même âge, et qui ont ainsi poussé ensemble, ce qui donne à l'ensemble une forme très particulière et originale (il ne s'agit pas d'une cépée comme on pourrait le croire de prime abord).


Ce qui est plus mystérieux encore, c'est que ces trois cercles sont disposés aux sommets d'un triangle équilatéral dont une bissectrice (SW) pointe la grotte de la pièce d'eau du château, une autre (N) est axée sur la vacherie et le côté nord du triangle tangente la branche parabolique du cheminement du parc axé sur le portique nord de la route d'Arès. Cette parabole avait été révélée à l'examen des anciennes photos aériennes de l'Institut Géographique National (Jean-Noël Tournier, paysagiste et Jean-Pierre Bériac, historien), et son existence est clairement visible côté sud, probablement parce que le chemin a dû être empierré et bombé pour le passage de calèches ou phaétons allant du château au bourg d'Audenge.

Dans la région des Graves, une visite du Domaine de Grenade à Saint-Selve (Gironde) permet de voir également "un rond de sorcière" planté de Chênes pédonculés au bas de la prairie du château (photo ci-dessous), juste avant de plan d'eau animant la grande perspective vers le nord-est. Le parc de cette propriété d'Edmond de Carayon-Latour a fait l'objet d'une restauration suite à la tempête de 1999. Ce fut une célèbre chasse à courre dont les écuries ont été bâties par l'architecte Henri Duphot en 1861. Le dessin du parc, aujourd'hui labellisé "jardin remarquable", est l'oeuvre des frères Denis et Eugène Bühler, célèbres paysagistes de jardins pittoresques "à l'anglaise". Ils furent notamment les concepteurs du Parc Bordelais et du Parc de la Tête d'Or à Lyon. Leurs chantiers s'étalent en France de 1842 à 1872. D'après la paysagiste Françoise Phiquepal, chargée par la propriétaire -Mme Patricia Chauffourier- de la restauration du parc du Domaine de Grenade, la disposition des chênes "en rond de sorcière est une signature de Bühler. Elle ajoute encore à la puissante dimension symbolique du chêne, arbre sacré dans de nombreuses traditions, et à celle non moins sacrée du chiffre 8". En effet, le rond des chênes de Grenade est composé de 8 chênes (l'un d'eux n'est plus qu'une souche) plantés sur un cercle de diamètre 14m environ.


Lorque les arbres de Certes seront débités, l'âge de plantation pourra être déduit des cernes de croissance : deuxième moitié du 19 è ou début du 20 è siècle ? en d'autres termes, cette composition paysagère est-elle l'ouvrage de Descas ou de Valeton de Boissière ? ou plus anciennement encore celle de Dauberval, l'ex-maître des ballets du Grand Théâtre de Bordeaux au début du 19 è siècle ? Ce qui est dit plus haut tendrait à dire que le parc de Certes porterait peut-être une signature des Bühler ou d'un confrère, soit peut-être entre 1842 et 1872, or on sait qu'Ernest Valeton de Boissière a fait construire son Château en 1850 [1]

Reste à compter les cernes.... peut-être donc entre 136 et 158 ans selon ces hypothèses qui restent ainsi à vérifier.

[1] Michel Boyé, in Une Histoire du Bassin. Arcachon, entre landes et océan. Mollat éditeur, Bordeaux, 1995, p.66. "(...) les bénéfices de deux années sur la vente du poisson permirent à Boissière de faire construire en 1850 l'actuel château de Certes !"

jeudi 21 août 2008

Les colons de SILKVILLE en hiver

Alain de MADAILLAN nous communique une photo prise en hiver à Silkville qui montre que ces dames savaient manier le fusil... et que le lapin faisait partie du menu des colons pendant les rigueurs. Ernest Valeton de Boissière (barbe blanche) devait approcher de ses quatre-vingts ans.



Source : MURPHY, Jim (2003) - Across America on an Emigrant Train. Clarion Books Edit. ISBN 0395764831, 168pp.

Nous avons trouvé également le portrait d'Ernest Valeton de Boissière dans une collection de photos historiques publiées par The Ottawa Herald, où on le voit habillé de la même façon, appuyé sur le manche de sa binette, devant des rosiers grimpants, et probablement des mûriers en arrière plan.

Lien = http://ottawaherald.mycapture.com/mycapture/enlarge.asp?image=13163352&event

Cette photo étant commercialisée, nous ne pouvons la joindre ici, par contre nous reproduisons ci-dessous le texte original qui l'accompagne :

"Ernest Valeton de Boissiere, born in 1810, descended from a prominent Bordeaux family, attended the Polytechnique--a progressive technical school--and trained as a civil engineer. He made a fortune by altering the family holdings through the development of a seawall seven miles long on the coast, which quickly became the most successful fishery in France, and the planting of 5000 acres of pine trees used in producing marine stores like turpentine,tar and pitch. His politics were radical republican (in the sense of wanting France to maintain itself as a republic rather than a monarchy) and so he wasn’t welcome during the Second Empire years of Louis Napoleon. He left France and came to America where he ran a shipping business in New Orleans and eventually purchased nearly 3,000 acres in southwest Franklin County in 1869. He proposed to manufacture silk ribbon, which the ranch eventually produced, but his socialist ideas of running the farm as a commune where workers earned not only wages but also equity in the corporation, was a failure. He traveled back and forth from France during the 1870s and 1880s, though the silk business slowed and stopped althogether. The ranch was always a success as far as its milk, cheese and beef were concerned. But Valeton solicited proposals from charitable organizations for its future use. The Kansas Grand Lodge of Odd Fellows was given the ranch to house Odd Fellows’ orphans. Silkville Ranch will be one of the stops on the Farm Tour Oct. 14. -- Photo submitted by Deborah Barker/The Franklin County Historical Society Album ID: 126457 Photo ID: 13163352"

NB : l'année de naissance est 1811 et non 1810. Le texte fera l'objet de précisions ultérieurement.

dimanche 17 août 2008

Ernest VALETON DE BOISSIERE, sylviculteur pionnier avant les lois d'assainissement du Second Empire




Roger SARGOS
Dans sa « Contribution à l’Histoire du Boisement des Landes de Gascogne »[1] Roger SARGOS (né en 1888) publie en 1949 un important travail sur cette question dont de multiples avantages bénéficièrent, injustement selon lui, à l’Ingénieur des Ponts-et-Chaussées Jules CHAMBRELENT, laissant dans l’ombre son confrère landais Henri CROUZET. Il écrit : « Le premier avant-propos au présent ouvrage, que j’avais daté du 31 octobre 1943, au lendemain des manifestations bruyantes en faveur de CHAMBRELENT, « créateur de la forêt landaise », et de la découverte des papiers inédits de CROUZET, devait être modifié, pour être d’actualité, au moment où, après quatre années de sommeil, il m’est enfin permis de donner le jour aux présents documents. » (p.12)
Sans entrer dans la polémique des paternités de la création de la forêt landaise qui fut « bien une des œuvres les plus remarquables de l’activité humaine », Roger SARGOS apporte aussi un éclairage sur l’œuvre pionnière encore plus méconnue d’Ernest VALETON DE BOISSIERE, polytechnicien lui aussi, contemporain des deux personnages cités.[2]

Dans un chapitre consacré aux autres promoteurs de la méthode de transformation des Landes par le Pin maritime après assainissement, il cite l’œuvre de BOISSIERE au Domaine de Certes à Audenge :

« Dans la salle du Conseil Municipal d’Audenge, figure le buste d’Ernest VALETON DE BOISSIERE, bienfaiteur de la commune, où il est décédé le 12 janvier 1894, dans sa quatre-vingt-troisième année. Par testament du 10 octobre 1892 – Me DESCLAUX DE LACOSTE, notaire à Bordeaux – il chargeait son légataire universel de faire vendre le domaine de Certes, pour en affecter le produit à divers legs, le solde disponible devant être placé au profit de la commune d’Audenge « pour les revenus en être affectés au développement de l’instruction publique des deux sexes » (pp.166 sq.)
(…)
« C’est en exécution de ce testament que fut vendu, pour 1 million de francs, le 22 octobre 1894, le domaine de Certes, situé à Audenge, et qui comprenait alors le château de Certes avec ses anciens marais salants transformés en réservoirs à poissons, 600 hectares de pins et 1.100 hectares de landes. »
(…)
Le domaine de Certes fut constitué par son père François VALETON DE BOISSIERE, négociant à Bordeaux, qui fusionna deux acquisitions qu’il réalisa, celle de Jean BERCHERE, dit DAUBERVAL (ancienne propriété du Marquis de CIVRAC) pour 1.879 ha, et celle de WALBRECK de 113 ha et « qui passent l’une et l’autre, en 1846, au nom de BOISSIERE-Ernest VALTON, fils, au Château »
(…)
Un document d’arpentage validé par arrêté préfectoral (27 décembre 1828) décrit ainsi le domaine : une bande de 11 Km se développant, depuis le Bassin d’Arcachon, sur 1.500 à 2.000 mètres de largeur, en bordure de la limite de Lanton.
(…)
« Ernest VALETON DE BOISSIERE, propriétaire en 1846 des 1.988 hectares du domaine de Certes, entreprend la mise en valeur de ses landes par le pin maritime, qui existait dans quelques parcelles proches du bassin.
D’après les indications qu’a bien voulu nous donner le régisseur actuel, M. CHAUMETTE, qui gère le domaine depuis trente-six ans
[3], il y avait :
- en 1855 : 350 hectares de pins et 1.350 hectares de landes,
- en 1865 : 600 hectares de pins et 1.100 hectares de landes.
La composition en était la même lorsque, le 22 décembre 1895, LARROQUE frères, à Gujan-Mestras, et Jean DESCAS, à Bordeaux, achetèrent le domaine pour 1 million de francs.
En 1895, les 600 hectares de pins sont exploités, et la totalité des 1.700 hectares de terrains de lande ensemencés de 1898 à 1900, avec réassainissement et aménagement de pare-feu. »
(…)
« C’est en 1844 que BOISSIERE dut entreprendre ses expériences de mise en culture de pin de la lande.
Les 1.700 hectares de landes sont traversés d’un bout à l’autre par un très vieux fossé d’assainissement (…). Plusieurs expériences, dont la trace se lit sur le terrain, ont été successivement faites par Ernest BOISSIERE, polytechnicien, donc ancien de CROUZET et de CHAMBRELENT, qui ont certainement connu, celui-ci sans en parler, celui-là en le citant, ses travaux. »
[4]
(…)
Roger SARGOS détaille une parcelle rectangulaire de 200 x 300 m, près de la route de Marcheprime au Temple (actuelle Route Départementale 5), proche de la maison de garde forestier dite des Platanes et qu’il visite en mai 1944, et constate que BOISSIERE a utilisé un système de creusement de fossés de 2 mètres de large, distants de 12 mètres, et dont les terres étaient régalées dans les intervalles. Ce système de plate-bande est connu sous l’appellation « planches d’IVOY » qui les expérimenta en son Parc de Geneste au Pian-Médoc, et citées pour la première fois par l’Ingénieur CROUZET dans une note de 1860.


Jules CHAMBRELENT

Fort de ces constatations et vérifications, SARGOS affirme : « Ainsi, BOISSIERE, parti des planches d’IVOY, après avoir expérimenté des plates-bandes de 12 mètres, aurait abouti au procédé classique landais d’assainissement vulgarisé par CROUZET, en passant par le système CHAMBRELENT, dont il a réduit de plus en plus le nombre de fossés, jugés trop onéreux et inutiles lorsqu’ils sont trop rapprochés, comme le préconisait CHAMBRELENT.
Les expériences de l’ancien officier du génie, inspirées sans doute au début de ses marais salants, transformés en réservoirs à poissons, méritaient bien que l’on s’y arrête quelques instants. »


En 1857, avant la promulgation de la loi du 19 juin de la même année relative à l'assainissement et à la mise en culture des landes de Gascogne, Napoléon III achète un vaste territoire de landes incultes au fin fond des Landes afin de "personnellement donner l'exemple et prouver les possibilités de réussite de l'opération". Il l'appellera Solférino, et avec le Domaine d'Orx acheté l'année suivante, il les fit gérer par un très pompeux "Ministère de la Maison de l'Empereur - Division des Etablissements Agricoles de la Couronne"...



Entre temps, au lendemain du coup d'Etat du 2 décembre 1851, Ernest VALETON DE BOISSIERE s'expatriait en Louisiane avec treize ans d'avance sur la fameuse loi d'assainissement des landes de Gascogne. Il faut reconnaître que les landes de Certes bénéficiaient d'un avantage par l'écoulement des eaux vers le Bassin d'Arcachon... autant fallait-il imaginer le système de drainage par le quadrillage de crastes.

Henri CROUZET

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[1] SARGOS, Roger (1949) – Contribution à l’histoire du boisement des Landes de Gascogne. Imprimerie Delmas, Bordeaux. 836 pp.
[2] Les fiches matricules consultées à l’Ecole Polytechnique montrent que les trois personnages n’ont pu fréquenter l’X en même temps. Chronologiquement, les scolarités sont les suivantes :
- 1828-1830 : Daniel Ernest VALETON DE BOISSIERE
- 1834-1836 : François Jules Hilaire CHAMBRELENT
- 1837-1839 : Jean Baptiste Henri CROUZET
Cependant, d’après le texte de R. SARGOS, CROUZET connaissait l’existence des expériences de BOISSIERE ; côté CHAMBRELENT cela reste effectivement à prouver.
[3] SARGOS ayant visité la parcelle des Platanes en 1944, on peut supposer que CHAUMETTE était régisseur du Domaine de Certes depuis 1908.
[4] Un genre de "pique" de SARGOS que l'on retrouve en leitmotiv dans son ouvrage.

samedi 16 août 2008

Silkville, monument inscrit en 1972


Fiche signalétique originale

SILKVILLE (added 1972 - Building - # 72000504) 2.5 mi. SW of Williamsburg on U.S. 50, Williamsburg



"Une des granges"
Photograph (c) Grace Muilenberg, 2004
Kansas Geological Survey


Historic Significance : Person, Event, Architecture/Engineering
Architect, builder, or engineer : unknown
Architectural Style : no style listed
Historic Person : de Boissiere, Ernest Valeton
Significant Year : 1870, 1875, 1869
Area of Significance : Architecture, Social History, Exploration/Settlement, Industry
Period of Significance : 1850-1874, 1875-1899
Owner : Private
Historic Function: Agriculture/Subsistence, Domestic
Historic Sub-function : Agricultural Outbuildings, Single Dwelling
Current Function : Agriculture/Subsistence, Domestic
Current Sub-function : Agricultural Outbuildings, Animal Facility, Processing, Single Dwelling


Article de la Franklin County Kansas Genealogical Society

" Significance

The Silkville community was located three miles south of Williamsburg in Franklin county. Its founder, Ernest Valeton de Boissiere, was born into a noble family near Bordeaux, France, in 1810. Because of his philosophic and political beliefs,
he was forced to flee France when Napoleon III became dictator in 1851. After spending some time in New Orleans, he became interested in settling in some place where he would feel free to practice his ideals and live in the type of community he wanted .Kansas seemed to afford these opportunities.
Boissiere purchased about 3,500 acres of land in the southwest corner of Franklin county from the Kansas Educational Association of the Methodist Episcopal Church in 1869. He began making plans for a communal living arrangement, using the silk industry as a means of subsistence. Silkville, which was also referred to as Kansas Cooperative Farm, Prairie Home and Valeton, was unique because of its cooperative economic and housing plan. Boissiere's principal aim was to organize his labor force on the basis of remuneration in proportion to production, thus making the work both efficient and attractive to industrious settlers.
Boissiere brought 40 French emigrants to Silkville during the early years of the community and in 1870 began the construction of stone buildings which altogether cost over $100,000. The largest building, called the "Chateau" by the neighbors, was the three-story living quarters which housed 100 people. This 60-room building constructed in 1874-1875 had spacious dining rooms, a parlor, offices, a 2,500 volume library and over forty family rooms. Other buildings included a cocoonery, silk and cheese factories, an ice house, and a blacksmith shop. Silk production began in 1869, and by 1880 Silkville was prospering to a degree. Boissiere's community manufactured silk which won various awards, including prizes at the Philadelphia Exposition in 1876 and the Paris Exposition in 1886.
Once members of the community learned about better opportunities in homesteading and in other Kansas industries, however, Boissiere began having difficulty in keeping his labor force.
To help his financial situation, he started producing cheese and butter products, and by 1880 this was fairly successful. Later, stock raising was added as conditions worsened. Finally, because of failure in each of these, Boissiere returned to France, and the property, worth approximately $150,000, was donated in 1892 to the International Order of Odd Fellows for an orphanage. Shortly after this, the Odd Fellows renounced any claim to the gift because they were unable to support it. Court cases involving the land followed, and eventually two shrewd Topeka lawyers gained possession of it. In 1916 a fire destroyed much of the living quarters. Three stone buildings- the cocoonery, a barn and a house which has been rebuilt from the frame of the chateau -- still stand.
The uniqueness of this settlement as a commune, plus the unusual feature of a silk industry, makes it a significant part of Kansas history.

Description

Silkville Ranch, which is located three miles south of Williamsburg in Franklin county, still contains three of the original structures from Ernest Valeton de Boissiere's nineteenth century settlement. The buildings can be reached by a driveway which angles to the southeast from a north-south unpaved rural road. Instead of sitting square with the points of the compass, the original Silkville buildings are square with the lane road. The easternmost of the structures is a white-painted house in which was rebuilt from the ruins of the large stone chateau, the three story living quarters of the colony, which burned in 1916. The present house is believed to be the west end of the original building. It is a two-story structure with a hip roof. A porch now spans the west facade and a door has been cut in the center of the wall directly below the original second story window. On both the north and south facades four rectangular window openings flanked by shutters are evenly spaced at the second floor level. On the first floor, which originally had the same spacing, some window openings were converted to doors when the rebuilding took place. The east facade is rather plain; window openings appear on both floor levels but are unevenly spaced and of unequal sizes. Most likely this is wall was not a part of the original chateau and the windows were placed as needed.
About 100 yards west of the house is a long rectangular barn of rough-cut stone which is believed to be the cocoonery, or silk house, from Boissiere's silk factory. This two-story building faces southeast and measures approximately 30 feet wide and 75 feet long. Some of the door and window, openings have been modified, both on the sides and the front. Sliding barn doors now provide the access on the south; two arched door openings have been closed off. The barn has simple wood-shingled gable roof. At the present time it is used as a stable.
Approximately 200 feet south of the cocoonery is another stone barn facing northwest which measures about 30 feet wide and 80 feet long. Now used for storage and a repair shop, it is variously reported to have been a stable, silk factory, or shop. Considerable repair work has been done to the walls, and the door and window, openings have also been altered. A metal roof has replaced the wood-shingled one. In the ranch yard to the northwest of this barn, foundation ruins of other Silkville buildings can be observed. And about one-eighth mile to the south stand what remain of the mulberry groves planted for Boissiere's silk venture in the 1870's.
All three of the remaining original structures have been altered, the house more so than the others, but Silkville remains a unique and impressive site. The area being nominated is approximately six to seven acres which includes the three original buildings."

vendredi 15 août 2008

Sépulture d'Ernest Valeton de Boissière








Dans sa quatre vingt deuxième année, Ernest Valeton de Boissière rédige son testament le 10 octobre 1892 et choisit comme exécuteur testamentaire son cousin Léonce Desclaux de Lacoste, notaire à Bordeaux.

Il écrit notamment ses dernières volontés quant à sa sépulture :

"Si je meurs à Audenge, je prescris que mon corps soit déposé, sans aucune cérémonie, sans la présence d'aucun membre du clergé catholique ou protestant, sans aucune lettre d'invitation ou avis inséré dans les journaux, dans la fosse que j'ai fait creuser à l'angle des Allées du Château à Lanton et des Pujeaux, et qu'aucun monument soit élevé sur cette place. Si je meurs à Bordeaux, mon corps sera porté au Cimetière Protestant dans le caveau où a été déposé le corps de mon père et toujours sans clergé et sans invitation dans les journaux" [1]


Ernest Valeton de Boissière est décédé le 11 janvier 1894, et comme l'a écrit Pierre Labat [2] il "mourut comme il a vécu, dans la solitude de son château, veillé par ses domestiques et deux ou trois amis, sans aucun secours de la religion (...) ses dernières volontés furent exécutées. Il n'y eut aucun avis dans la presse. Il eut un enterrement civil. Le convoi funèbre fit le tour du pays disent nos anciens; son corps fut inhumé dans la forêt. Toutefois en 1909, on déplaça la tombe de quelques mètres en bordure de l'allée des Pujeaux. On y plaça une lourde pierre portant le nom et les dates de naissance et de décès de celui qui avait tenu la parole "Tu n'es que poussière". Alors commença dans Audenge le culte laïque de Boissière. Il dura cinquante ans"

Actuellement propriété du Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres [3], le Domaine de Certes est partiellement ouvert au public pour des raisons de fragilité du milieu naturel. Les abords des bâtiments (Château, Ecuries, Ferme) ainsi que les digues périphériques sont d'accès libre et réglementé. La majeure partie des Allées du Château à Lanton est fermée, et donc aussi le lieu de sépulture.


Les Allées du Château de Certes [4] à Lanton sont bordées de chaque côté par des platanes séculaires, et on peut suivre son alignement vers le nord. Elles débouchent sur la Route Départementale 3 et aboutissaient à la petite gare du "Domaine de Certes - Les Peupliers" en bordure de l'ancienne voie ferrée d'intérêt local Lacanau-Facture.

Dans la partie fermée au public, du sud au nord, les Allées sont encore bordées de platanes jusqu'au Ruisseau de Passaduy, dont le ponceau comporte des rambardes en fer riveté à croisillons et rosaces. Elles traversent ensuite le ruisseau du Milieu, croisent l'Allée des Pujeaux, avec à gauche une palombière et à droite le site de la sépulture d'Ernest Valeton de Boissière. Cette clairière est couverte de Fougères aigles et de Bruyères cendrées dans un boisement de Pins maritimes dominants et de Chênes pédonculés. Un nouveau ruisseau est franchi (le ruisseau de Lanton) lequel marque la limite entre les communes d'Audenge et de Lanton. Les Allées sont en décaissement, les matériaux sablonneux extraits ayant été mis en remblais sur la partie très tourbeuse à proximité de la route et de l'ancienne voie de chemin de fer [5]




Des pins séculaires portent les traces du gemmage qui a été une des fortunes de la gestion du Domaine de Certes. Des sangliers ont élu domicile dans ces lieux de quiétude. Les pins et les chênes sont remplacés par les Aulnes glutineux et des Saules.

Par la route, on peut accéder à l'ancienne petite gare ou station par le chemin de la Sablière à Lanton [6] Cette maisonnette n'a pas pu être achetée par le Conservatoire du Littoral, car située en dehors d'une zone de préemption départementale. On reconnait en étage un bandeau de pierre gravé "Domaine de Certes"qui a été percé pour ouvrir une fenêtre. La mention "Les Peupliers" a été conservée.

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[1] Archives Municipales d'Audenge, document N° 20bis.

[2] LABAT, Pierre (1997) - « Ernest Valleton de Boissière (1811-1894), militant fouriériste et révolutionnaire pacifiste », D’Arcachon à Andernos : regards sur le bassin. Actes du XLVIIIe Congrès d’études régionales de la Fédération historique du Sud-Ouest, 20-21 avril 1996, Bordeaux, Fédération historique du Sud-Ouest, 1997.

[3] Etablissement public de l'Etat, ses propriétés ont un caractère inaliénable et soumis à une réglementation très protectrice. Le Domaine de Certes est géré par le Conseil Général de la Gironde.

[4] RD3 à la sortie d'Audenge en allant vers Lège-Cap-Ferret. Coordonnées : 01°01'25"W-44°41'24"N.

[5] Comme beaucoup d'autres anciennes voies ferrées d'intérêt local (VFIL), cette infrastructure a été rachetée par le Conseil Général afin de l'aménager en piste cyclable.

[6] Propriété privée. Route de la Sablière à Lanton. Coordonnées : 01°01'32"W-44°42'04"N.

jeudi 14 août 2008

Note de Bernard Desmars sur différents militants fouriéristes



Extrait de l'article suivant :

DESMARS Bernard (2004), “Itinéraires de militants fouriéristes dans la seconde moitié du XIXe siècle. Note sur quelques travaux . Note sur quelques travaux”, Cahiers Charles Fourier, n° 15, décembre 2004, pp. 103-115 [disponible en ligne : http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=277].
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"Ernest Valeton de Boissière (1811-1894) [1]

Comme les Durand, Ernest Valeton de Boissière est fouriériste, républicain et détenteur d’un domaine agricole sur lequel il essaie de conjuguer innovations techniques et progrès sociaux. Né dans une famille de négociants bordelais, il fréquente l’Ecole polytechnique, puis sert dans l’armée dont il démissionne cependant très rapidement. Il se consacre alors à son domaine d’Audenge (Gironde) où il développe la sylviculture et la pisciculture dont les produits vont considérablement l’enrichir. Candidat malheureux à l’assemblée constituante en avril 1848, il est conseiller municipal de sa commune de 1848 à 1853 ; restant ensuite en retrait de la scène publique, il conserve cependant une forte influence sur les républicains de sa région. Mais il se rend à partir de 1852 plusieurs fois aux Etats-Unis ; après avoir contribué financièrement au projet de Considerant au Texas, il achète lui-même au Kansas 1300 hectares dont l’exploitation est d’abord organisée selon des principes coopératifs. Mais Valeton de Boissière accorde surtout beaucoup d’importance, et d’argent, au développement de l’instruction : il crée une école maternelle à Audenge dont il prend les frais de scolarité à sa charge ; ses biens, américains et français, seront pour l’essentiel attribués après sa mort à des institutions éducatives. Là encore, l’influence sociétaire est inséparable de préoccupations agronomiques, républicaines, et aussi anticléricales ; et Valeton, comme les Durand, reste assez éloigné de ceux qui s’efforcent de réorganiser le mouvement fouriériste dans les dernières années du Second Empire. Enfin, à Gros et Audenge, nous avons affaire à un fouriérisme de notables locaux, qui semblent faire figure d’originaux dans leur classe sociale, mais ne paraissent pas réussir à diffuser les idées fouriéristes auprès de milieux plus populaires - l’essaient-ils d’ailleurs vraiment ? Enfin, ni les Durand (si l’on excepte la précoce proposition de 1838 par Joseph-Antoine), ni Valeton ne semblent avoir eu l’intention d’entreprendre une véritable « association du capital, du travail et du talent » sur leur domaine.

[1] Pierre Labat, « Ernest Valleton de Boissière (1811-1894), militant fouriériste et révolutionnaire pacifiste », D’Arcachon à Andernos : regards sur le bassin. Actes du XLVIIIe Congrès d’études régionales de la Fédération historique du Sud-Ouest, 20-21 avril 1996, Bordeaux, Fédération historique du Sud-Ouest, 1997, pp. 227-246. Le texte comporte malheureusement quelques approximations sur Fourier et la théorie sociétaire (le fouriérisme y est parfois décrit comme un collectivisme ; la Science sociale (1867-1870) est indiquée comme le journal de Fourier) ; et l’adjectif « révolutionnaire » utilisé dans le titre est démenti par le contenu même de la contribution."

mercredi 13 août 2008

Dans le quartier de la Maison Familiale "aux Chartrons" à BORDEAUX

Rue du Couvent donnant sur le Quai des Chartrons (août 2008)
La famille Valeton de Boissière habitait à BORDEAUX en plein coeur du quartier des Chartrons, au N° 21 de la rue du Couvent.

Ce quartier fut conquis sur des marais asséchés par des hollandais au début du XVIIè siècle à proximité d'un couvent de moines Chartreux.

Il devint le haut lieu du négoce du vin et accueillait nombre de familles influentes : anglais, allemands et hollandais venues des ports de la Hanse.
Les Pöhls (allemands) et les Valeton (hollandais) furent de ceux-là. [1]
La rue du Couvent donne sur le Quai des Chartrons et le Port de BORDEAUX. Deux bâtiments XVIIIème sont ostensiblement de facture hollandaise. Le négoce des Valeton référencé au n°21 semble être maintenant numéroté 23. Il s'agit d'une maison de pierre à deux étages, avec porche à dessin particulier. Les fenêtres et ferronneries ne semblent pas du début du XIXème. Les appareillages en pierre ne sont pas du XVIIIème. (Visite sur place avec Philippe CASTAGNE, Architecte Départemental). Les initiales de la famille n'apparaissent pas sur les ferronneries, qui ne semblent pas dater de début XIXè, contrairement à d'autres relevées dans la rue. De même il n'y a pas de balcon à encorbellement, ni mascarons (têtes de personnages sculptés en clé de voûte), style typique du XVIIIè bordealais.

Des recherches plus approfondies sont à mener avec le Musée des Chartrons et l'Association des Amis du Vieux Bordeaux.

Voir aussi le site de l'Office du Tourisme de Bordeaux :

Voir les photos de la rue du Couvent sur le diaporama ci-contre "Le Quartier des Chartrons à BORDEAUX" (août 2008).

[1] Alain de MADAILLAN précise : "Il serait plus exact de dire qu'Ernest Valeton de Boissière est issu d'une branche hollandaise de la famille V. de B., qui est du Périgord, avec une origine éventuelle irlandaise (Walton) selon une tradition familiale. Lire à ce sujet l'ouvrage de Michael Pocock "Out of the shadows of the past" publié en 1993 (ISBN 0 9522240 0 3). Certains membres de la famille ont pris quelques distances avec la France en 1727 pour ne pas avoir à abjurer le protestantisme. Dans cette étude, pourtant assez fouillée, consacrée aux Valeton toutes branches et donc celle de Boissière, Ernest n'est pas mentionné" (posté 21/08/2008)

lundi 11 août 2008

Elève de l'Ecole Polytechnique de PARIS

Le Centre de Ressources Historiques de la prestigieuse école créée par Napoléon Bonaparte, "l'X", donne quelques précieuses informations :

Daniel Ernest Valeton de Boissière
né le 9 juin 1811 à Bordeaux (Gironde)
de Valeton-Boissière François, négociant, et de Pöhls Jeanne Lydie,
demeurant 21 rue du Couvent à Bordeaux.

Description physique : cheveux bruns, front couvert, nez retroussé, yeux bruns, bouche petite, menton rond, visage ovale, taille 1m62

Scolarité : Examen à Orléans, X en 1828, , passage 60è/109 en 1829, sortie : 62è/122 en 1830, Corps : Ingénieur géographe 2è/2 élèves en 1830.

Renseignement sur sa situation : propriétaire

Décédé le 12 janvier 1894

Pas de photographie.

Autres personnages : François Jules Chambrelent (X en 1834) qui sera le grand transformateur des landes par l'assainissement et la plantation des pins, et Victor Prosper Considérant (X en 1826) qui sera député fouriériste et créateur d'un phalanstère au Texas.


Ecole Polytechnique début XXè siècle